12 février 2007
Quand elle se Cambre devant moi, ma Belle au Bois...
Ce sont toujours les mêmes dames à chapeaux qui lancent des miettes aux oiseaux au bord du canal.
J'étais appuyée sur le pont, je regardais les péniches et je crois bien que le soir allait tomber, parce que l'air avec cette odeur particulière. Je pensais, ma mère m'avait dit. Je regarderai Bruxelles de sa lucarne, et je verrai les jolies choses. Parce qu'elle est belle, petit à petit...
Bout à bout les fils se rejoignent et peut-être que je ne penserai plus à partir, tous les matins où je me réveillerai dans tes yeux, et derrière la vitre le même trajet. Peut-être tous les soirs, éblouie par les phares et les reflets dans les flaques d'eau, peut-être que je rirai à la pluie et les pigeons s'envoleront. Peut-être que je descendrai les marches, et à travers ma lucarne, je cesserai de regarder les péniches s'en aller loin, et je sourirai aux trams jaunes de ma ville androgyne.
C'est un vieux routard avec une barbe et une canne, et c'est une belle femme qui ne cesse de dévoiler ses charmes. Un peu plus. C'est un monde entier qui ne s'endort jamais, quand tous marchent, d'autres dorment sur les trottoirs, et la nuit le lit de Bruxelles est l'Amour Fou, le Delirium ou l'Ultime Atome.
Les clochards s'endorment sous les ponts de la Senne, les taxis succèdent le dernier métro, toi tu colles ton front à la vitre et tu la regardes passer, peut-être que tu n'es pas si mal. Peut-être que tu l'aimes.
Et moi, même éperdument amoureuse de mes anges vagabonds, cette nuit je ne partirai pas, et peut-être jamais.
J'écris en capitales sur le toit de ma ville, je voyagerai, je te ramènerai des étoiles dans les yeux et dans le ciel.
Et pour les 250 jours de pluie par an, tu voudras bien être mon soleil ?
éperdument, à la fureur, complètement, absolument, à fond, dans son ensemble, de bout en bout, de fond en comble, de pied en cap, des pieds à la tête, diamétralement, en entier, entièrement, éperdument, fin, in extenso, intégralement, jusqu'au bout, jusqu'aux oreilles, par-dessus la tête, parfaitement, pleinement, radicalement, royalement, strictement, superbement, totalement, tout, tout à fait, tout au long, unanimement, follement, frénétiquement, furieusement, parfaitement, passionnément, à la folie, amoureusement, ardemment, avec fureur, aveuglément, beaucoup, chaudement, fortement, fougueusement, vivement, impétueusement, capitalement.
08 février 2007
Premonitions
D'une manière ou d'une autre tout ne peut pas aller bien. Et merde, j'aurais bien voulu tout changer, recommencer à zéro et faire mieux, dix mille fois mieux, des photos, des mots, et dix mille matins à penser mon amour, mais tout est toujours schief et j'en peux plus de patauger dans la neige noire.
En contre-plongée je me vois dégringoler, et je ris et je pleure en même temps, parce que je ne sais pas si c'est pire. Avant de remonter il faut peut-être toucher le fond. Et ce soir encore je crache ma rage et ca fait belle lurette que je n'ai plus de larmes à pleurer. Tu ne me crois pas, mais je t'assure.
Je vais tout recommencer. Je vais me lancer vraiment, je vais prouver de quoi je suis capable parce que je te promets, c'est un million de fois mieux que ca. Et je sais que la flemme me retient, la distance me retient et j'ai peur aussi, de ne pas voir de résultat. Mais on a toujours peur, et c'est pour ca qu'on gâche tout.

06 février 2007
January Tree
Les flocons dans le ciel me donnaient le vertige, la neige tourbillonnait et s'emprisonnait dans mes cils, et le piano dans mes oreilles la transformait en larmes. Mais je pleurais pas pour de vrai, hein. J'étais heureuse en fait, de descendre du bus et de faire craquer la poudreuse sous mes semelles, je devais ressembler à un lutin de dos, le nez dans les nuages et ma capuche verte sur la tête. Et si les flocons ne finissaient pas par s'écrabouiller dans la gouttière devant ma fenêtre, et que le ciel gris pâle ne me retournait pas le coeur à ce point, je crois que j'aimerais bien. Me ballader dans un manteau blanc et que tu me réchauffes les mains, et souffler les gouttelettes de tes boucles en riant. Mais les flocons blancs emprisonnent l'espace dans un silence cotonneux, et dans ma tête c'est la mélanchialade.
Dommage, je suis née en janvier.
Une super chanson de circonstances.
Merci Emi, jamais assez...
04 février 2007
I'm a flower in your hair
Sunday morning, rain is falling
Steal some covers, share some skin
(...)
Fingers trace your every outline
Paint a picture with my hands
Back and forth we sway like branches in a storm
Change the weather still together when it ends
Bien sur la réalité n'est PAS glamour.




