Tout ce que je voulais te dire, tout ce que je t'ai hurlé en silence, tout ce que j'aurais glissé à ton oreille pour te dire, pour me justifier, pour te faire changer d'avis. Si tu n'étais pas toujours aussi froid qu'un matin de janvier, ou que mes soirs de mars/avril/mai/juin. Tout ce que je bous de te dire se trouvait déjà dans tous nos points de suspension.
Les miens, les tiens, les nôtres, une éternité dans trois petits points, et tu les as soufflés du dessin comme la poussière de l'herbe sur ta table. Moi je me les suis pris dans la tronche, et j'étouffe de fins de phrases, de fins d'histoires, de fin de nous.
Je suis la dernière page du livre que tu as écrit et que tu chiffonnes parce que finalement rien n'est bon, rien ne vaut la peine. Et avec moi les trois petits points, et avec moi ton papier libre, et avec moi ton chauffage central. Mais peut-être avec moi rien du tout ou pas grand chose, une comptine trop monotone, C'est facile de raturer puis de viser la poubelle, et de partir vers le creux d'autres hanches.


earth_inside
mais j'espère, j'espère, j'espère que tu te souviens de nos parenthèses