19 novembre 2007
La vie est une drôle de fille.
17 novembre 2007
Bon anniversaire.
Je pleure en silence parce que personne ne répond. Parfois j'ai l'impression d'être entourée d'une armée de sourds liguée contre moi, je vous vois rire de ces choses graves, ou que je n'arrive plus à prendre à la légère. Je vous vois danser et mes pieds à moi pèsent des tonnes, je perds l'équilibre, je vacille et je tombe. Et qu'est-ce que ça change si je me relève seule ou pas du tout ?
Je ne fais que penser aux secondes qui m'écrasent, qui m'étouffent comme un poing logé dans le plexus, je ne fais que chercher le bout du tunnel, et les murs suintants menacent de s'écrouler. Les mètres passent au compte-gouttes.
Pourtant le temps des autres semble passer vite, je ne comprends pas. Et pourquoi je vous écris. Vous vous fichez bien que mon monde s'écroule. Mes larmes s'écrasent sur les touches du clavier. Ma vue se brouille et tant mieux, qu'est-ce qu'on à l'air con quand on pleure..
Bien sur ce serait plus facile avec des bras dans lesquels me loger. Peut-être que je penserais à essuyer mes larmes avant que mes paupières ne rougissent et que finalement tout mon visage ne se marbre d'écarlate. Qu'est-ce que ça peut bien foutre.
Ce qui me chagrine, c'est que ça ne vaut même pas la peine de vous réveiller de votre torpeur, vous auriez trop mal, et ce n'est pas ça que je veux non plus. Alors dormez mes chéris, et laissez moi pourrir dans un coin de votre tête. Je finirai bien par disparaître.
Et toi qu'est-ce qu'il faut que je fasse, que je te dise ? De toute façon je ne te retiens que du bout des doigts, du bout des cils et -pouf!- tu n'es déjà plus là.
Je crois bien que je t'aime, bonne chance.
11 novembre 2007
Carried away by a moonlight shadow
En fait je ne m'habitue toujours pas à voir ses cheveux courts et sa veste en cuir, je ne comprends toujours pas ce qu'il pense et j'ai beau faire efforts, c'est beaucoup trop facile de le regarder des minutes entières sans rien dire.
C'est vrai, ces derniers temps je préfèrerais être muette, je n'aurais aucune explication à donner à mon mutisme. J'en ai assez de me justifier. Plus j'écris plus je me tais, plus je m'éloigne de vous et me rapproche de rien. Ou pas grand chose. Je ne vois vraiment plus ce que je fais ici.
Le temps ne passe tout simplement pas, je ne trouve absolument personne - si au moins cela pouvait faire passer le temps - et en réalité je me suis arrêté de chercher. Ca n'a aucune importance. Je voudrais que les mois passent plus vite, j'aurais voulu voir plus de monde, et je me referais bien, avec des si. Changer mes cheveux, mes couleurs, mes poumons, ma tête et mon coeur, j'en ai assez de croiser une palette de gris dans tous les miroirs, je suis éteinte. Vous voyez bien.
Ce qui me déconcerte, c'est que cette fois mon errance sentimentale n'est due à personne. et ca me décontenance de n'avoir personne à qui donner la faute, à qui écrire pour moi. Alors je me tais, je grossis. Comme si mes non-dits s'installaient sous ma peau. Personne ne l'a vu.
Je vais me réveiller, j'aimerais, mais c'est si dur de soulever un poids mort
Mon coeur
Puis moi et mes crises de misanthropie




