28 mai 2007
Non facturé
Florian
Manuel
Daniel
Laurent
Emmanuel
Quentin
Luka
Dogan
Théo
Chris
Tu me manques.
Et vous, qui êtes-vous pour me connaître à mon insu, comme ca ?
au fond c'est pareil, je vous vois de loin et je vous devine.
Toi aussi, je suis à mille lieues de toi et au creux de ton souffle... (Maintenant, les trois mots qu'on dit trop, peut-être, peut-être pas)
Et comme je retourne à mon teuton et ma langue de l'orifice et de Shakespeare et de Molière (mais je préfère Verlaine) je vous laisse pour deux semaines au moins. A très près.
14 mai 2007
Ground Control to Major Tom
Oh assez des complaintes saeziennes et des litanies nostalgiques, merde à vos graviers et vos pas de portes, je bouscule vos insignifiants chemins bien tracés et je me fiche de vos rosiers.
Parce qu'en réalité, là où vous ne me voyez pas pour la plupart, je ne suis pas si romanesque et poétique et mélancolique et bucolesque. Voilà qui est dit.
Je me disais donc, en piétinant l'herbe gorgée d'eau, que je ne peux pas continuer à me morfondre comme je l'ai fait tant de fois auparavant. J'en ai assez d'user ma mémoire à me souvenir de tes mots doux, ils ne voulaient rien dire and neither do you.
J'en ai assez de t'écrire des proses que je ne te ferai jamais lire, et bien assez de penser à toi. Maintenant pensons un peu à moi, - et aussi à cette épidémie de rupture qui s'est répandue comme une traînée de poudre, comme si tout le monde avait besoin de changer d'air, de changer de quelqu'un, tout en même temps. - Je voudrais cesser d'aimer des garçons qui m'aiment trop et trop vite, puis s'en vont en laissant mézigue nettoyer les dégâts. Ou pas.
Maintenant je retourne écouter la Dub Inc, Capleton, Barrington Levy, Israel Vibration, Thiéfaine et même Lyricson, parce que ca me rend malade de me priver à cause de toi. Je suis relativement en colère puisque je me suis encore fait piétiner le coeur, une enième fois. Mais après la colère, j'ose espérer qu'il n'y aura plus de (res)sentiments. J'espère qu'il n'y aura rien, de la compassion au mieux.
Pour l'heure je me sens comme un criquet qui a compris comment se dépêtrer d'un goulaguier et qui va entuber l'araignée dès qu'elle s'approchera, il suffit que je décolle mes pattes une à une, et bientôt je me marrerai en te regardant fulminer, déçu, en colère et désemparé à la fois. J'admets que la métaphore laisse à désirer mais allez, en réalité ca m'est totalement égal,
Tu vas en chier, cher ange.
08 mai 2007
I'll buy your flowers.
07/05/07.
C'est aujourd'hui que j'ai craqué.Je croyais remonter la pente, je croyais avoir trouvé peut-être quelqu'un d'autre mais l'éternel recommencement m'a botté les fesses, j'ai passé la nuit avec toi et j'ai ressenti la douleur sourde, le fracas puis le silence de l'illusion qui s'envole et s'écrase. Le premier métro qui annoncait notre dernier voyage les yeux dans les yeux, j'ai effleuré ta main et j'aurais voulu pleurer toutes les larmes de mon corps, par mes yeux rouges et fatigués, et m'endormir dans tes bras après les sanglots. Mais deux arrêts ca fait court comme dernier voyage, et j'ai mordu mes lèvres jusqu'au sang, tiens. Pour ne pas pleurer devant toi.
08/05/07
Mais est-ce qu'il faut vraiment que je te croise et que tu retournes le couteau dans la plaie en voulant me remonter le moral ? Si tu savais où j'ai mal, et à cause de quoi... Enfin bref, le pire, c'est encore que tu as réussi.Tu es certainement le plus beau et le plus sincère des connards. Moi je serais la plus conne. Conne de toi.
Parfait, parfait.
Péèsse: J'aimerais qu'on arrête de me parler de Sarkozy jusqu'au 16 mai, s'il vous plait.
Profitez du peut-être-sursis.
19 avril 2007
Cupids Chokehold

Vous n'êtes pas en train de vous rincer l'oeil.
Et moi je n'en (imparfait) que quand toi aussi tu (imparfait).
Ce n'est pas comme si mes os s'ébréchaient, que mes poumons se décomposaient, que de grands volutes de fumée noire sortait de mes yeux, de mon nez, de ma bouche quand je dors, ce n'est pas comme si je ne sentais plus ma peau sous mes phallanges en carton, mes lèvres font comme l'écorce d'un arbre et mes cheveux sont des planches pleines d'échardes, mais je ressemble à la menuiserie abandonnée de mon grand-père, ou à sa cave où les meilleurs vins se sont fanés. Il n'y a que moi qui pousse la porte de temps à autres, constater la poussière et tracer des dessins dans la sciure par terre, ou bien tourner les bouteilles et voir le liquide sombre tournoyer, prisonnier.
Le temps de la Purple-Chardonnay est passé comme les saisons sur les troncs.
J'aurais préféré que tu débranches en partant.
15 avril 2007
Tout ce que je fais ca met 3 heures.
Dis-moi, toi, comment je devrais aller...
Il fallait que je te revoie. Te revoir, parler, puis cesser d'avoir le coeur serré en lisant ce roman du grand A, de ceux qu'on achète quand on pense avoir mis les deux pieds dedans.
J'ai hésité avant de te rendre le livre... "Je veux bien" avec ce regard, putain, ce regard.
Et moi, comme le caramel d'un flan à baver devant ton corps et puis ton coeur, beaucoup. Tu le voulais bien.
Et moi, encore plus déchirée de toi et déchirée tout court, restée toute la nuit sans dormir parce que.
Je te revois demain. Et un autre jour où tu me rendras ce foutu bouquin, qui n'était au fond pas vraiment pour moi. C'est toi qui ne sais pas tenir en place, alors c'est mon ton tien, c'est ma ta tienne cette aventure et c'est peut-être aussi pour ca. Que tu me rends tellement comme...
La petite voix s'est définitivement ré-installée dans le creux de mon oreille. Elle dit que Tu et Je et Nous ne sommes pas finis je pense, ou j'espère. Elle s'était trompée, la dernière fois.
25 mars 2007
On s'emmène
...Et puis je s'rai jamais deux sans toi.
J'ai pris mes larmes à mon cou
J'me suis enfuie sans dire un mot
En direction de n'importe où
Noyer mon coeur dans un bistrot.
(merci Guich', d'une certaine façon)
12 mars 2007
Make this the last kiss.
Une grosse couche de poussière recouvrait mes paupières. Le vrombissement du tram les rendait encore plus lourdes, et je n'aurais pas voulu les ouvrir. Le parvis de St Gilles est glauque, le soir, et tous les gens seuls traînent leur peine le long du canal. J'en suis. Je voudrais me lever demain matin, écarter mes paupières, faire s'envoler les grains de sable et de larmes et de rien du tout, de souvenirs de toi qui n'auraient pas dû être. Je ne sais pas si toutes les erreurs ont un goût si doux que toi, mais je replonge encore. Et encore. J'imagine le livre écarté posé sur ta table, et ton corps, et ta musique et tes yeux insondables et si froids, d'un coup. Comme si nous deux n'avait jamais existé. Comme je suis restée au chapitre Toi, le livre, laissé sur mon tapis parce que mal au coeur, s'ouvre de lui-même à la page 182, chapitre 59. Nous n'irons pas plus loin.
Quelque chose de glacé comme la peur et la tristesse coule sur ma nuque et se répand dans mon dos. J'aimerais bien, mais j'en ai assez de pleurer après ceux qui ont voulu me décrocher la lune et qui n'ont réussi qu'à me piétiner le coeur. Demain, promesses, cet été, tu verras, je t'aime, je te promets,... Tu me fais penser au garçon qui voulait pêcher la lune dans l'étang. Moi je ne voulais pas la belle rousse, je voulais juste nous deux, ton sourire et de la patience tu sais je ne serais pas là si je n'en avais pas eu, je crois.
La poussière me pique les yeux maintenant, il y a le mépris et l'indifférence, et moi qui ne comprends pas comment tu peux être aussi passionné et égoïste à la fois. Et seul.
Je me souviens, quelques années après le départ de Lille, c'est-à-dire que j'avais 5 ou 6 ans, quand j'ai vu Bruxelles. Grise, froide, morte, et ce manège macabre surtout, un défilé lugubre d'animaux en fer disproportionnés qui tournant tristement, sans espoir, sans vie. Juste des morceaux de feraille avec des billes en verre opaque à la place des yeux. Et j'ai eu peur, vraiment.
Je suis repassée devant le manège hier. Même impression, tu n'es plus là.
I wish we'd never met.
Maintenant je voudrais vraiment te voir.
12 février 2007
Quand elle se Cambre devant moi, ma Belle au Bois...
Ce sont toujours les mêmes dames à chapeaux qui lancent des miettes aux oiseaux au bord du canal.
J'étais appuyée sur le pont, je regardais les péniches et je crois bien que le soir allait tomber, parce que l'air avec cette odeur particulière. Je pensais, ma mère m'avait dit. Je regarderai Bruxelles de sa lucarne, et je verrai les jolies choses. Parce qu'elle est belle, petit à petit...
Bout à bout les fils se rejoignent et peut-être que je ne penserai plus à partir, tous les matins où je me réveillerai dans tes yeux, et derrière la vitre le même trajet. Peut-être tous les soirs, éblouie par les phares et les reflets dans les flaques d'eau, peut-être que je rirai à la pluie et les pigeons s'envoleront. Peut-être que je descendrai les marches, et à travers ma lucarne, je cesserai de regarder les péniches s'en aller loin, et je sourirai aux trams jaunes de ma ville androgyne.
C'est un vieux routard avec une barbe et une canne, et c'est une belle femme qui ne cesse de dévoiler ses charmes. Un peu plus. C'est un monde entier qui ne s'endort jamais, quand tous marchent, d'autres dorment sur les trottoirs, et la nuit le lit de Bruxelles est l'Amour Fou, le Delirium ou l'Ultime Atome.
Les clochards s'endorment sous les ponts de la Senne, les taxis succèdent le dernier métro, toi tu colles ton front à la vitre et tu la regardes passer, peut-être que tu n'es pas si mal. Peut-être que tu l'aimes.
Et moi, même éperdument amoureuse de mes anges vagabonds, cette nuit je ne partirai pas, et peut-être jamais.
J'écris en capitales sur le toit de ma ville, je voyagerai, je te ramènerai des étoiles dans les yeux et dans le ciel.
Et pour les 250 jours de pluie par an, tu voudras bien être mon soleil ?
éperdument, à la fureur, complètement, absolument, à fond, dans son ensemble, de bout en bout, de fond en comble, de pied en cap, des pieds à la tête, diamétralement, en entier, entièrement, éperdument, fin, in extenso, intégralement, jusqu'au bout, jusqu'aux oreilles, par-dessus la tête, parfaitement, pleinement, radicalement, royalement, strictement, superbement, totalement, tout, tout à fait, tout au long, unanimement, follement, frénétiquement, furieusement, parfaitement, passionnément, à la folie, amoureusement, ardemment, avec fureur, aveuglément, beaucoup, chaudement, fortement, fougueusement, vivement, impétueusement, capitalement.
08 février 2007
Premonitions
D'une manière ou d'une autre tout ne peut pas aller bien. Et merde, j'aurais bien voulu tout changer, recommencer à zéro et faire mieux, dix mille fois mieux, des photos, des mots, et dix mille matins à penser mon amour, mais tout est toujours schief et j'en peux plus de patauger dans la neige noire.
En contre-plongée je me vois dégringoler, et je ris et je pleure en même temps, parce que je ne sais pas si c'est pire. Avant de remonter il faut peut-être toucher le fond. Et ce soir encore je crache ma rage et ca fait belle lurette que je n'ai plus de larmes à pleurer. Tu ne me crois pas, mais je t'assure.
Je vais tout recommencer. Je vais me lancer vraiment, je vais prouver de quoi je suis capable parce que je te promets, c'est un million de fois mieux que ca. Et je sais que la flemme me retient, la distance me retient et j'ai peur aussi, de ne pas voir de résultat. Mais on a toujours peur, et c'est pour ca qu'on gâche tout.

06 février 2007
January Tree
Les flocons dans le ciel me donnaient le vertige, la neige tourbillonnait et s'emprisonnait dans mes cils, et le piano dans mes oreilles la transformait en larmes. Mais je pleurais pas pour de vrai, hein. J'étais heureuse en fait, de descendre du bus et de faire craquer la poudreuse sous mes semelles, je devais ressembler à un lutin de dos, le nez dans les nuages et ma capuche verte sur la tête. Et si les flocons ne finissaient pas par s'écrabouiller dans la gouttière devant ma fenêtre, et que le ciel gris pâle ne me retournait pas le coeur à ce point, je crois que j'aimerais bien. Me ballader dans un manteau blanc et que tu me réchauffes les mains, et souffler les gouttelettes de tes boucles en riant. Mais les flocons blancs emprisonnent l'espace dans un silence cotonneux, et dans ma tête c'est la mélanchialade.
Dommage, je suis née en janvier.
Une super chanson de circonstances.
Merci Emi, jamais assez...




