Mam'zelle Bulle

21 décembre 2007

Il reviendra demain.

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On dirait la photo prise il ya deux ans, à la fin de l'été.  Simplement celle-là est couverte de givre. Il n'a pas encore neigé.

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Ca me fait penser que j'ai planté ce grand sapin pour mon 5ème anniversaire je crois. C'était un sapin de Noël, et presque 13 ans après, il a dépassé ma balançoire. Et ma maison aussi.

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Devinez.

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Comme je ne reviens pas d'ici-là, je vous souhaite un joyeux Noël et une bonne année et tout et tout. Surtout du bonheur en fait. Puis bonnes vacances aussi, et vous, oui vous avec vos nez rouges sur le quai, j'ai hâte de vous voir.


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19 novembre 2007


La vie est une drôle de fille.


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17 novembre 2007

Bon anniversaire.

Je pleure en silence parce que personne ne répond. Parfois j'ai l'impression d'être entourée d'une armée de sourds liguée contre moi, je vous vois rire de ces choses graves, ou que je n'arrive plus à prendre à la légère. Je vous vois danser et mes pieds à moi pèsent des tonnes, je perds l'équilibre, je vacille et je tombe. Et qu'est-ce que ça change si je me relève seule ou pas du tout ?
Je ne fais que penser aux secondes qui m'écrasent, qui m'étouffent comme un poing logé dans le plexus, je ne fais que chercher le bout du tunnel, et les murs suintants menacent de s'écrouler. Les mètres passent au compte-gouttes.
Pourtant le temps des autres semble passer vite, je ne comprends pas. Et pourquoi je vous écris. Vous vous fichez bien que mon monde s'écroule. Mes larmes s'écrasent sur les touches du clavier. Ma vue se brouille et tant mieux, qu'est-ce qu'on à l'air con quand on pleure..
Bien sur ce serait plus facile avec des bras dans lesquels me loger. Peut-être que je penserais à essuyer mes larmes avant que mes paupières ne rougissent et que finalement tout mon visage ne se marbre d'écarlate. Qu'est-ce que ça peut bien foutre.
Ce qui me chagrine, c'est que ça ne vaut même pas la peine de vous réveiller de votre torpeur, vous auriez trop mal, et ce n'est pas ça que je veux non plus. Alors dormez mes chéris, et laissez moi pourrir dans un coin de votre tête. Je finirai bien par disparaître.

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Et toi qu'est-ce qu'il faut que je fasse, que je te dise ? De toute façon je ne te retiens que du bout des doigts, du bout des cils et -pouf!- tu n'es déjà plus là.
Je crois bien que je t'aime, bonne chance.


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11 novembre 2007

Carried away by a moonlight shadow

En fait je ne m'habitue toujours pas à voir ses cheveux courts et sa veste en cuir, je ne comprends toujours pas ce qu'il pense et j'ai beau faire efforts, c'est beaucoup trop facile de le regarder des minutes entières sans rien dire.
C'est vrai, ces derniers temps je préfèrerais être muette, je n'aurais aucune explication à donner à mon mutisme. J'en ai assez de me justifier. Plus j'écris plus je me tais, plus je m'éloigne de vous et me rapproche de rien. Ou pas grand chose. Je ne vois vraiment plus ce que je fais ici.
Le temps ne passe tout simplement pas, je ne trouve absolument personne - si au moins cela pouvait faire passer le temps - et en réalité je me suis arrêté de chercher. Ca n'a aucune importance. Je voudrais que les mois passent plus vite, j'aurais voulu voir plus de monde, et je me referais bien, avec des si. Changer mes cheveux, mes couleurs, mes poumons, ma tête et mon coeur, j'en ai assez de croiser une palette de gris dans tous les miroirs, je suis éteinte. Vous voyez bien.
Ce qui me déconcerte, c'est que cette fois mon errance sentimentale n'est due à personne. et ca me décontenance de n'avoir personne à qui donner la faute, à qui écrire pour moi. Alors je me tais, je grossis. Comme si mes non-dits s'installaient sous ma peau. Personne ne l'a vu.
Je vais me réveiller, j'aimerais, mais c'est si dur de soulever un poids mort
Mon coeur


smokeandveil

Puis moi et mes crises de misanthropie



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10 octobre 2007

Going Bonkers

Étant donné l'égocentritude excessive de cette page, je me permets d'en remettre une couche. Je m'en fous.
En parlant d'excès j'ai rêvé cette nuit d'un truc relativement terrible. Je vieillissais. Tant, tellement qu'à 36 ans j'avais des rhumatismes et le type qui m'accompagnait me disait que c'était la faute aux orties électrifiées (ou un autre truc du même acabit) que j'avais ingurgitées plus tôt.
Le seul remède consistait à traverser un genre de marécage brumeux en répétant des synonymes du mot "exagéré". Je me retrouvais donc en tenue de plongée à barboter dans la bouillasse en psalmodiant des "insensé, excessif, grand, démesuré, hyperbolique, astronomique, immodéré, fabuleux,.."
Pour finir par me retrouver devant un mur blanc recouvert de choses roses (des fleurs, très probablement)  et que Zoé s'amène, hilare,  et me dise que c'était finalement une très bonne blague fourrée (oui je suis désolée de ton intervention ici).

Je sais aussi que vous vous en tamponnez. Très bien.

Dans un autre registre, pensez vous qu'il soit très raisonnable d'attendre sagement qu'on sonne à ma porte avec le Préféré dans un emballage cadeau, sachant qu'il ne me reste plus que 9 mois à passer ici avant de ne plus jamais avoir l'occasion ?

non_romantic
Moi non.

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06 octobre 2007

Sous la pluie fine

L'automne est las.

oui

Pfiou je sais pas quoi dire. J'ai envie de prendre le volant et partir loin en chantant fort. Des choses comme Raindrops keep falling on my head ou Build me up buttercup, brailler par-dessus la pluie, oublier le temps qu'il reste et le temps qu'il fait. Mais je ne bouge pas, j'attends là quelques mois encore, à compter les jours et à regarder Jean.
Les feuilles rouges craquent et j'attends tes yeux de ciels d'été.


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25 septembre 2007

Sitting on top of the World.

et___demain
Il est minuit sous mes talons.
Mes oreilles bourdonnent de ne plus t'entendre. Je crois que cette fois c'est vraiment fini.
La faute à rien, la faute au temps qui à défaut de s'attarder t'embarque avec et moi devant. J'ai bien trop mal de brasser les souvenirs, je préfère croire qu'ils n'étaient pas de toi. Et à moins qu'Il ne me touche je n'ai plus rien à laisser là, je pars, merci bonsoir.                    Restons réalistes. Jean Préféré restera seulement agréable à regarder.               Je te promets je te dirai tout, mais tu ne me retiendras pas. Tu ne me retiens déjà plus.
Merci de vos ailes, ça ne sera pas si dur.

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14 septembre 2007

Quatre consonnes et trois voyelles

guinguette


Moi je faisais semblant de m'amuser à photographier la guinguette comme si ça avait un quelconque intérêt, mais tu sais c'est uniquement parce que toi tu étais juste derrière, que ça t'intriguait et que de là où j'étais tu frôlais mon dos et je sentais ton odeur. C'est ridicule, en plus c'est laid, et d'ailleurs ça n'a servi à rien puisque tu es reparti sans ton chapeau, en embarquant mon coeur à la place dans ta Renault bleu ciel.
C'est con, hein.
C'est d'autant plus con qu'il a suffit par la suite de malheureuses crêpes au sarrasin dans une cuisine vert clair, la veille de ton départ. Je suis abonnée aux passions de dernière minute, aux adieux dès le début, je ne m'en fais plus.
Ça ne m'aura coûté qu'une crêpe brûlée ,mais la première est toujours ratée, de toute façon.
Et les chansons que tu chantais et toutes celles qui rappellent ton joli prénom, et tes fesses qui ne s'oublient pas. J'aimerais toujours avoir le coeur aussi léger lors d'un adieu, comme s'il te suivait d'en haut pendant quelques temps, le temps d'oublier un peu tes lèvres. Et tous tes mots qui réfléchissent trop.
Moi j'ai appris à ne plus penser parce que toi tu le faisais pour deux au moins, tu sais ça fait un bien fou parfois de ne se soucier que du moment présent et un peu du futur proche. Ou peut-être c'est parce que tu es parti au saut de mon lit, une heure juste pour moi et pfft, disparu.
Moi aussi je suis bien partie, depuis. Partie de là, partie de vous et de toi, peut-être passée à côté, j'ai l'impression de ne réfléchir qu'à moitié depuis que je suis revenue. Qu'une partie de mon cerveau est encore anesthésiée par tout ce bien, ce nuage épais qui d'habitude se dissipe aussitôt passé le seuil de vos regards. Et si c'est toujours l'atterrissage qui est un peu lourd je crois que cette fois je planerai encore, la prochaine fois je reviens pour de vrai, et peut-être bien pour toi.
Tu sais, sans le faire exprès j'ai fourré ton chapeau dans ma valise et maintenant il trône sur mon bureau, j'espère que ton coeur est encore là dans tes chansons et dans ton regard bleu.
Merci.


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31 août 2007

tu

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05 juin 2007

Manuel d'autodestruction

Tout ce que je voulais te dire, tout ce que je t'ai hurlé en silence, tout ce que j'aurais glissé à ton oreille pour te dire, pour me justifier, pour te faire changer d'avis. Si tu n'étais pas toujours aussi froid qu'un matin de janvier, ou que mes soirs de mars/avril/mai/juin. Tout ce que je bous de te dire se trouvait déjà dans tous nos points de suspension.
Les miens, les tiens, les nôtres, une éternité dans trois petits points, et tu les as soufflés du dessin comme la poussière de l'herbe sur ta table. Moi je me les suis pris dans la tronche, et j'étouffe de fins de phrases, de fins d'histoires, de fin de nous.
Je suis la dernière page du livre que tu as écrit et que tu chiffonnes parce que finalement rien n'est bon, rien ne vaut la peine. Et avec moi les trois petits points, et avec moi ton papier libre, et avec moi ton chauffage central. Mais peut-être avec moi rien du tout ou pas grand chose, une comptine trop monotone, C'est facile de raturer puis de viser la poubelle, et de partir vers le creux d'autres hanches.


earth_inside
mais j'espère, j'espère, j'espère que tu te souviens de nos parenthèses



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